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Scandale de l’Androcur et risques de méningiomes : Exigeons le retrait immédiat de ces médicaments !

07 Sep 2018

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Scandale de l’Androcur et risques de méningiomes : Exigeons le retrait immédiat de ces médicaments !

Michèle Rivasi (Députée européenne EELV, initiatrice de l’opération Mains propres sur la santé, auteure du livre Le racket des laboratoires pharmaceutiques et comment en sortir) réagit suite aux résultats de l’étude sur l’Androcur réalisée à l’hôpital Lariboisière.

 

« Cela fait des années que j’alerte sur l’Androcur, un traitement hormonal, contre l’acné ou contre l’hirsutisme et contraceptif (Diane35) qui présente des risques de tumeur au cerveau. L’androcur présente ces risques importants pour la santé en cas d’utilisation prolongée.

 

Selon l’étude réalisée à l’hôpital Lariboisière, le risque de méningiome est multiplié par 7 chez les femmes traitées plus de six mois. Si l’exposition est prolongée au-delà de cinq ans, le risque est multiplié par vingt. Entre 2007 & 2015, 500 femmes traitées ont ainsi été opérées d’un méningiome.

 

UN RISQUE DE MENINGIOME MULTIPLIEE PAR 7 !

Et pendant ce temps là, l’ANSM joue la montre et nomme une commission qui devra se prononcer d’ici la fin de l’année sur la balance bénéfices / risques de ces médicaments. C’est scandaleux! Le principe de précaution et la santé des patients doit primer sur l’intérêt des laboratoires pharmaceutiques. Je demande le retrait immédiat de ces produits dont les laboratoires  connaissaient les risques depuis des années.

 

Je suis d’autant plus scandalisée que l’alerte de médecins et de patients date de 2008. Il a fallu 10 ans, 500 cas de méningiomes  et des dizaines de morts pour que ce scandale émerge et soit pris en compte par les autorités sanitaires. 

 

Cela montre bien la faillite de la pharmacovigilance et du contrôle des études cliniques des médicaments et des produits de santé en général.

 

De mon côté, dès 2013 j’ai interpellé l’EMA au sujet de la prescription abusive et détournée de Diane 35 (échaudée par la funeste expérience du Mediator) autorisé en France en 1987 pour traiter l’acné,mais prescrite pour ses propriétés contraceptives. J’avais demandé l’interdiction de ces pratiques parfois dangereuses.

 

La Ministre de la santé doit agir en faisant preuve de responsabilité. Elle ne peut laisser d’autres patientes être malades de ces médicaments dangereux. Si elle ne retire pas ces médicaments du marché elle sera responsable et coupable des futures victimes.« 

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