A A

Santé infantile : « Le Parlement européen doit débattre et répondre à l’inaction sanitaire ! »

Communiqué de presse

SANTE INFANTILE
LE PARLEMENT EUROPEEN DOIT DEBATTRE ET REPONDRE A L’INACTION SANITAIRE !

Les crises et les alertes sanitaires se multiplient en France et en Europe. Après l’affaire des bébés sans bras, voici maintenant celle des couches culottes toxiques… L’eurodéputée Verte/EELV et spécialiste de santé publique Michèle Rivasi appelle le Parlement Européen à un grand débat sur la protection de la santé infantile en Europe.

Depuis des mois, les crises et les alertes sanitaires se succèdent. Nous avons d’abord eu en France le scandale des bébés sans bras ignorés des autorités sanitaires. Puis a suivi le ReachGate, où l’on a appris, médusés, que plus de 30 % des produits chimiques autorisés et commercialisés en Europe dans le cadre du fameux règlement Reach s’avéraient en réalité non conformes, c’est à dire avec des dossiers d’évaluation largement incomplets et que seuls 5 % d’entre eux sont vérifiés chaque année, et sans que tout cela ne dérange le moins du monde les autorités de tutelle. S’y ajoute maintenant la confirmation par les autorités sanitaires françaises que la quasi-totalité des marques de couches culottes en vente libre contiennent des substances allergisantes, reprotoxiques et cancérigènes, dont certaines au-delà des seuils autorisés…

On est en droit de se demander dans quel monde vit-on ? Et surtout quel monde sommes-nous en train de donner à nos propres enfants ? C’est comme si les plus jeunes devenaient les premières victimes en Europe de nos excès et de nos aveuglements. On sait que les produits toxiques, les pesticides peuvent causer des malformations. On sait aussi que les cancers, en particulier les cancers du sein et de la prostate, explosent dans les populations des pays développés. On pourrait ajouter la question des perturbateurs endocriniens, que la Commission continue de vouloir sous-estimer mais qui imprégne notre environnement, y compris dans les tuyaux ventilateurs et les cathéters en plastique des couveuses où sont placés les prématurés.

Il nous faut sortir de l’inaction sanitaire. Sur le cas des couches culottes par exemple, la réglementation européenne n’oblige pas les industriels à étiqueter ni à signaler les résidus présents dans les matériaux utilisés. Il y a un déficit de contrôle, de transparence et de sanction. Pourquoi la Commission n’a-t-elle prise encore aucune sanction envers les fabricants des substances chimiques dont  les dossiers d’autorisation sont non conformes ? Pourquoi les noms des fabricants des couches culottes et des produits chimiques fautifs restent confidentiels ? L’inaction sanitaire, la complicité tacite avec les industriels, est en train de nous empoisonner. Et ce sont les plus jeunes, les enfants européens, qui sont désormais les premiers menacés. Je ne peux pas accepter cette fatalité.

Pour un grand débat au Parlement Européen sur la santé infantile ! C’est pourquoi j’ai demandé via mon groupe politique Verts/ALE de débattre de la protection de la santé infantile en Europe lors de la plénière de février 2019. Il en va de notre avenir commun. La Commission, les lobbys ne doivent plus fuir leurs responsabilités. Notre arsenal de directive est plein de failles et se révèle trop souvent inadapté. Nous devons obtenir une « Europe qui protège » réellement les plus jeunes, les générations futures. Ne rien faire, poursuivre nos agendas politiques comme si de rien n’était, alors que ces pollutions sont la conséquence directes de l’activité humaine et du manque de volonté politique à faire bouger les choses, serait un renoncement mortifère et insensé. Ce grand débat doit avoir lieu. Je demande à tous les citoyens européens touchés par ces questions de faire pression sur leur eurodéputé pour que ce grand débat se déroule et marque une vraie avancée pour la santé environnementale européenne.

 

Articles similaires :

Tags: , , , ,

Leave a Reply

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

    Articles similaires :

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives