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Reconnaître l’électrohypersensibilité: une nécessité

16 Juin 2012

A la Une, Communiqués, Medias

Pour la première fois, le Parlement européen aborde un sujet dont on parle peu mais de plus en plus préoccupant : l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. En dehors des procédures habituelles d’adoption de textes par vote en séance plénière, le Parlement européen a la possibilité de s’exprimer par le biais de la « déclaration écrite ».

C’est ainsi que Michèle RIVASI, députée européenne vice-présidente du groupe les Verts, a proposé avec quatre de ses collègues (1) d’adopter, sans débat, un texte pour la reconnaissance, en tant que maladie, de la sensibilité chimique multiple (MCS) et de l’hypersensibilité électromagnétique (EHS).

« Les ondes électromagnétiques et les produits chimiques ont des effets sanitaires, parfois très handicapants, et de plus en plus de monde est aujourd’hui touché. L’électrohypersensibilité est en effet un problème grave dans notre société. Partout en Europe, nombreux sont ceux qui souffrent au quotidien de maux de tête insupportables, ne supportent plus le wifi chez eux ou au travail, ne peuvent plus dormir, et sont obligés de s’isoler pour ne plus être exposés aux ondes qui se multiplient. Cela représente également un coût élevé pour la société, puisque ces personnes malades ne peuvent pas travailler et ont du mal à se soigner correctement faute de diagnostic correct. Mais peu sont au courant de cette situation: à nous, élus, de sensibiliser sur cette question et d’inciter à légiférer. Il est important que ces maladies environnementales émergentes soient inclues dans la Classification Internationale des Maladies », explique Michèle Rivasi.

Pour être adoptée et considérée comme position officielle du Parlement européen, la déclaration écrite n° 14/2012 devait réunir le 14 juin les signatures de la majorité des députés, soit 378 signatures.

« Nous avons obtenu près de 200 signatures, ce qui est un bon résultat pour une première sensibilisation. Les statistiques montrent que seules deux ou trois déclarations écrites réussissent chaque année à obtenir le nombre de signatures requises avant la date de forclusion. Les textes ainsi adoptés n’ont pas force de loi mais elles permettent de sensibiliser les députés sur des sujets qui proviennent souvent des ONG ou de problématiques que nous rencontrons sur le terrain. Cela permet d’entretenir le débat au niveau européen.

Nous allons maintenant poursuivre notre combat. J’aimerais organiser un grand colloque cet hiver au Parlement européen sur le thème de l’électrohypersensibilité, et nous rédigerons sans doute une nouvelle déclaration écrite par la suite ».

(1) Kriton Arsenis (S&D), Willy Meyer (GUE/NGL), Oreste Rossi (EFD) et Raül Romeva y Rueda (Les Verts-ALE)

NB : Le conseil de l’Europe dans sa résolution du 6 mai 2011 demande aux Etats membres de « porter une attention particulière aux personnes «électrosensibles» atteintes du syndrome d’intolérance aux champs électromagnétiques et de prendre des mesures spéciales pour les protéger, en créant par exemple des «zones blanches» non couvertes par les réseaux sans fil. » (alinéa 8.1.4.)

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2 Responses to “Reconnaître l’électrohypersensibilité: une nécessité”

  1. jeremy dit :

    pourquoi pas instaurer une sorte de taxe ou un système contre la pollution de ces ondeS?

  2. Marie-Laure Drouet-Rouhier dit :

    Je suis moi-même électro sensible et j’ai entendu parler avec effroi sur la pas de la porte de la mairie d’un projet d’installation d’antenne « pour arroser le quartier en WIFI »… Comme s’il s’agissait d’une quelconque antenne télé.

    Comment se fait-il que ce genre de décision ne soit pas passée dans les projets avec consultation publique, en tant que projet à impact environnemental ?
    La démocratie n’est pas écologique !

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