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Pesticides/Néonicotinoïdes : l’interdiction, une mesure salutaire à amplifier

27 Avr 2018

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Les représentants des États membres réunis au sein du comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux se sont prononcés à la majorité qualifiée en faveur de la proposition de la Commission européenne visant à interdire la clothianidine, l’imidaclopride et le thiaméthoxame. La proposition se fonde sur l’évaluation de l’EFSA du 28 février (1) dernier indiquant leur caractère nuisible pour les insectes pollinisateurs et invertébrés.

Michèle RIVASI, membre de la Commission santé publique et environnement, déclare :
« Après des mois de tergiversation, nous saluons la décision d’interdire à l’échelle européenne l’utilisation des trois néonicotinoïdes les plus utilisés et dont les effets dévastateurs sur les insectes pollinisateurs sont avérés. Cette décision était urgente.

Il est à présent indispensable d’amplifier cette dynamique pour reconsidérer notre modèle agricole basé sur une utilisation massive des pesticides qui ruinent la biodiversité et constituent un problème majeur de santé publique. Les procédures d’autorisation au niveau européen doivent être revues. Il s’agit pour nous de l’un des aspects importants de notre travail au sein de la Commission spéciale sur les pesticides (PEST). »

(1) https://www.efsa.europa.eu/fr/press/news/180228
(2) Lettre à l’initiative du groupe Verts-ALE au Président Jean-Claude Juncker et au Commissaire Andriukaitis : http://www.tomwaitz.eu/wp-content/uploads/2018/03/Brief-MEPs-Neonics-in-PAFF-200318-DE.pdf

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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