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PECHE ELECTRIQUE : LES ETATS MEMBRES AURONT-ILS LE COURAGE D’Y METTRE UN TERME ?

Communiqué de presse
9 février 2019


PECHE ELECTRIQUE : LES ETATS MEMBRES AURONT-ILS LE COURAGE D’Y METTRE UN TERME ?

Alors que la Commission Européenne a reconnu l’illégalité de la pêche électrique et que le Parlement européen s’est clairement exprimé pour son interdiction immédiate en janvier 2018, les représentants des états membres envisageraient de repousser cette interdiction au 1er janvier 2022. Cette décision représente un premier pas vers l’interdiction de la pêche électrique en Europe. Mais la date future de 2022 reste inacceptable, rappellent Michèle Rivasi et Yannick Jadot, eurodéputé.e.s Verts/EELV et têtes de liste aux élections européennes de mai 2019 :

Cette décision de préférer une interdiction de la pêche électrique à des quotas d’autorisation ou de recherche est bien sur une bonne chose, mais l’échéance annoncée de 2022 reste un compromis dangereux et inacceptable. Dangereux en permettant aux lobbys de la pêche électrique d’avoir du temps pour négocier une autorisation. Inacceptable car tout délai ou report participe en réalité de la catastrophe écologique et sociale que cause la pêche électrique. C’est une catastrophe pour les poissons et la vie marine déjà gravement détruite par ces pratiques abusives frauduleuses. C’est une catastrophe pour les pêcheurs artisans des Hauts de France, d’Ecosse et de Belgique principalement, qui dénoncent l’emprise de cette pêche industrielle intensive et non-durable. C’est une catastrophe démocratique puisque le Conseil fait le choix de tolérer une pêche illégale frauduleuse, dénoncée par le Parlement Européen et contraire aux intérêts du plus grand nombre et de l’UE…

Il faut une interdiction immédiate de cette pêche contre-nature. Nous demandons également le remboursement des aides européennes indûment perçues par la filière de la pêche électrique aux Pays-Bas, et espérons que de sévères amendes viendront mettre un terme à l’impunité complice dont bénéficient les lobbys de la pêche électrique.

En savoir plus :
La Commission européenne reconnaît enfin l’illégalité de la pêche électrique
https://www.bloomassociation.org/licences-illegales-confirmees

Contact Presse :
Michèle Rivasi : Sébastien Barles : +33 6 75 00 63 31
Yannick Jadot : Alexis Braud : +33 6 84 15 17 82

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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