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Paquet énergie : c’est une victoire pour le climat et les citoyens !

Communiqué de presse du 17 janvier 2018

Le Parlement européen a voté trois rapports législatifs qui façonneront l’avenir de la politique climatique et énergétique de l’UE pour la prochaine décennie: une révision de la directive sur les énergies renouvelables, une révision de la directive sur l’efficacité énergétique et la loi-cadre sur le climat et l ‘énergie (gouvernance de l’Union de l’énergie). Les députés européens ont rehaussé l’ambition face aux faibles positions prises par le Conseil et la Commission européenne.

Michèle Rivasi co-rapportrice Verts/ALE sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit:

« Le Parlement a pris une position historique, conforme et cohérente avec les engagements climatiques de l’UE.

C’est la première fois qu’une législation européenne développe, notamment, un objectif de 35 % d’énergie renouvelable et un objectif contraignant de minimum 35% d’efficacité énergétique à l’horizon 2030, un budget carbone, une stratégie méthane et un dispositif pour lutter contre la précarité énergétique. Cette politique permettra de développer une véritable indépendance énergétique, de créer des emplois  et de sécuriser les investissements.

En plus d’être cohérente, la gouvernance proposée prévoit une plateforme de dialogue entre la société civile, les autorités locales et les gouvernements. Cette transparence sera nécessaire face au lobby des oligopoles de l’énergie. Un intérêt doit l’emporter sur tous les autres : l’avenir de la planète et de ses habitants ! »

 

Principales caractéristiques du rapport « Loi-cadre sur le climat et l’énergie »:

  • L’établissement de trajectoires crédibles pour les énergies renouvelables jusqu’en 2030 et la mise en place de mesures correctives fortes en cas de retards ou de manquements («gap filler»).
  • L’introduction pour la première fois d’une stratégie méthane et du concept de «bilan carbone» dans le droit de l’UE afin d’identifier ce qui peut encore être émis dans l’atmosphère pour respecter les engagements de 1,5 ° / 2 ° C de l’accord de Paris.
  • L’établissement d’une plate-forme permanente de dialogue sur le climat et l’énergie avec les citoyens, les autorités locales et tous les acteurs concernés afin de participer à la formulation de stratégies à long terme et de plans nationaux.
  • Une réponse à la pauvreté énergétique en introduisant une planification et une communication afin de réduire le nombre de citoyens touchés par la pauvreté énergétique.

Appel en faveur de ce vote par Michèle Rivasi en plénière le 16 janvier 2018:

Prochaine étape :

Le Conseil a adopté une approche générale le 18 décembre et est prêt pour le trilogue. La présidence bulgare souhaite progresser dans les négociations. Le premier trilogue devrait avoir lieu fin février.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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