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« Nous » présidente !

02 Nov 2016

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Bonjour à toutes et à tous,

J’ai passé trente ans de ma vie à combattre les lobbies qui veulent prendre le contrôle de nos vies et de tout le vivant. Sur le terrain et dans les institutions je les ai tous affrontés et dénoncé sans relâche leurs mensonges et leurs crimes: nucléaire et militaro-industriel, chimique et agro-alimentaire, pharmaceutique, bancaire et financier.

 

Il y a quinze jours, alors que les médias attendaient un duel entre Cécile et Yannick, ma qualification pour le second tour de la primaire des écologistes a surpris. C’est pour moi un honneur bien sûr mais certainement pas une surprise, car en trente années de combat au service des victimes des lobbies, les 99% que nous sommes comme dit Bernie Sanders, j’ai gagné beaucoup d’alliés pour l’écologie.

 

Lundi prochain nous connaîtrons la femme ou l’homme qui défendra le projet de société écologiste en 2017. Quel dommage que la monarchie instituée par la 5ème république ne nous permette pas à Yannick et moi de porter ensemble, à égalité, collectivement, notre vision commune de l’écologie! Si je veux devenir la première femme et la première écologiste présidente de la république c’est aussi pour transformer ce système électoral trop peu démocratique et ouvrir la politique à toutes et à tous.

 

Mais aujourd’hui les écologistes, qu’ils soient membres d’EELV ou non et quelles que soient leurs sensibilités, environnementale, sociale, féministe, antispéciste et tout ce qui compose la symphonie de notre mouvement, doivent faire un choix. Je veux m’adresser à ce peuple de l’écologie pour leur dire que nous pouvons gagner.

 

Nous présidente, c’est mon ambition pour 2017.
J’ai l’optimisme de la volonté et aucun lobby, aucune manœuvre ne m’arrêtera. Plus jamais l’écologie ne doit être à la traîne de qui que ce soit. L’accord EELV-PS de 2012 a rendu inaudible la voix de l’écologie alors même qu’elle était portée par cette femme extraordinaire et populaire qu’est Eva Joly. Au contraire, les vraies forces de gauche savent que l’écologie est leur avenir. Je veux mettre un terme à la course aux postes négociés entre appareils et convaincre les gens de prendre le pouvoir avec nous. L’écologie ne peut pas fonctionner si elle n’est pas populaire, et en politique on ne fait pas gagner ses idées en ayant peur de perdre une élection.

 

Je suis une femme de parole et je mettrai tout mon courage et toutes mes forces au service de ce grand message qui est le nôtre: l’écologie, c’est la paix. La croissance, les lobbies engendrent la guerre. Pour sauvegarder le climat, les océans, notre espèce et les autres, nous devons en priorité arrêter toutes les guerres, tous les bombardements. Nous n’avons pas besoin d’armes mais de protection. Mon adversaire, c’est la guerre.

 

En reliant les problèmes, en reliant les solutions, en agissant partout, du local au global, pour l’écologie, pour la démocratie et pour la paix, nous n’aurons plus besoin de président pour transformer le monde et le transmettre à nos enfants. A nous d’être à la hauteur et de continuer à combattre pour être une force motrice et fédératrice de ce grand mouvement pour l’écologie de la paix.

Michèle RIVASI

 

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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