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NON à la raffinerie de Total à La Mède, dopée à l’huile de palme!

24 Avr 2018

A la Une, Commission ITRE

La bio-raffinerie de Total à La Mède consommera 550.000 tonnes d’huile de palme par an.  A titre de comparaison, environ 136 000 tonnes d’huile de palme alimentaire sont consommées chaque année en France[1]. Ce projet va faire bondir les importations françaises de l’huile de palme. Or, la production d’huile de palme en Malaisie et Indonésie entraîne une déforestation fragilisant l’écosystème, menaçant les rhinocéros, orangs-outans et tigres et affectant des populations locales.

C’est une incohérence de la part du gouvernement français dont le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, veut mettre fin à l’importation des produits forestiers ou agricoles contribuant à la déforestation dans le monde.Le gouvernement exige de Total que son huile de palme soit certifiée (notamment RSPO) mais aucune certification ne garantit aujourd’hui l’absence d’impacts directs ou indirects sur les forêts. La préservation des forêts, puits de carbone et réservoirs de biodiversité, est pourtant essentielle pour combattre le changement climatique.

Avec mes collègues du Parlement européen, nous nous adressons au Ministre Nicolas Hulot pour attirer son attention et lui demander son soutien pour éviter qu’une nouvelle autorisation de produire des biocarburants à base d’huile de palme ne soit donnée en France pour le projet de la Raffinerie de La Mède.

La lettre: Télécharger

Le vote massif du Parlement Européen sur la Directive renouvelable RED2 interdit, à partir de Janvier 2021, la comptabilisation des biocarburants à base d’huile de palme comme énergie renouvelable. Cette position représente clairement un changement majeur d’orientation en matière de politique énergétique en Europe et doit condamner tout type d’investissement de ce type .

[1] Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt/CGAAER/CGEDD : Jean-Jacques Bénézit, François Champanhet, Marie-Hélène Aubert, Michel-Régis Talon – Rapport n° 16089 http://agriculture.gouv.fr/durabilite-de-lhuile-de-palme-et-des-autres-huiles-vegetales

 

 

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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