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Incident dans la « poubelle nucléaire » des Etats-Unis, un exemple de trop!

Mardi  9 mai 2017, un incident s’est produit sur le site stockant des déchets nucléaires de Hanford (Etat de Washington, à environ 300 km au sud-est de Seattle), aux Etats-Unis. Le sol au-dessus de la jonction de deux tunnels remplis de substances radioactives s’est effondré près d’une ancienne installation d’extraction de plutonium et d’uranium.

L’ancienne centrale de Hanford, fermée en 1987 et vaste comme quinze fois Paris, est depuis longtemps dénoncée par les associations de défense de l’environnement comme étant une véritable poubelle nucléaire.  A la suite de plusieurs alertes, Hanford est devenue emblématique des difficultés de traitement à long terme des résidus radioactifs par temps de réductions budgétaires. Alors députée à l’assemblée nationale, Michèle RIVASI avait visité ce site dans les années 2000 pour les besoins de son rapport sur la gestion des déchets radioactifs.

Déjà cette époque, le site était considéré comme une poubelle nucléaire. En effet, tous les types de déchets radioactifs y sont stockés, dont du plutonium hautement radioactif, que ce soit en surface ou sous-terrain.

Des failles de sûreté

Selon le communiqué du département américain de l’énergie, il y a des inquiétudes à propos d’un affaissement dans le sol couvrant un tunnel ferré près d’une ancienne installation de produits chimiques et radioactifs.

Pour l’eurodéputée écologiste, Michèle RIVASI, « il est étonnant que l’effondrement n’ait pas été détecté immédiatement, mais seulement dans le cadre d’une « surveillance de routine ». Cet incident montre que  le confinement  des déchets radioactifs  dans ces tunnels  n’est que très sommaire.  Il s’agit de tunnels vétustes qui ne répondent manifestement pas aux  critères élémentaire de sûreté ».

 

La protection des travailleurs doit être une priorité

Le département américain de l’énergie (DOE) a déclenché la procédure d’urgence interne. Il a été demandé aux  travailleurs du site nucléaire de rester confinés.  Un dispositif de mesure de radioactivité commandé à distance a été mis en oeuvre à côté du tunnel. Selon le DOE, les premiers résultats n’ont pas mis en évidence de contamination et le confinement a été progressivement levé.

Selon Michèle RIVASI, « Le sécurité des travailleurs doit être une priorité.  Une plainte a été déposée en 2015 par un syndicat pour dénoncer le manque de protection des travailleurs engagés dans les travaux d’assainissement et exposés à des risques d’inhalation de substances toxiques. Le fait que les mesures aient été réalisées avec un dispositif opéré à distance et la mise en oeuvre de mesures de confinement des salariés montrent la gravité potentielle de cet accident et indiquent que les déchets entreposés sont certainement radioactifs et que les poussières peuvent être inhalées par les travailleurs . « 

Un exemple de trop

Et Michèle RIVASI de conclure : « Malgré les alertes des syndicats et les investissements répétés sur le site pour tenter de confiner ces déchets en immense quantité,  cet incident montre bien que les déchets radioactifs sont le talon d’Achille du nucléaire .  Encore un exemple à méditer avant de foncer tête baissée dans un projet démentiel de type CIGEO,  projet d’enfouissement des déchets nucléaires de Bure ; déjà que la gestion de ces déchets en surface pose de grandes difficultés, alors qu’en sera-t-il lorsqu’on devra les mettre en grande profondeur comme à Bure !»

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