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Gaz frigorigène HFO-1234yf: question posée à la Commission en décembre dernier

Comme l’ensemble des questions écrites adressées par les députés européens à la Commission européenne, cette question écrite est disponible publiquement en ligne. La réponse devrait être disponible d’ici la fin du mois et j’entreprendrai les actions nécessaires pour enfin tirer cette affaire au clair. Les liens dirigeant vers d’autres pages Internet ont été ajoutés pour faciliter votre compréhension du sujet et vous éviter des recherches inutiles.

La Directive 2006/40/CE vise à changer les systèmes de climatisation utilisés pour les voitures / véhicules légers (MAC – Mobile Air Conditioning), dans le but de réduire l’impact néfaste des gaz utilisés pour ces systèmes. Dorénavant les gaz employés devront avoir un potentiel de réchauffement planétaire inférieur à 150.

L’industrie a donc du développer un nouveau système pour remplacer le gaz utilisé jusque là (HFC-134a).

La société HoneyWell a ainsi développé le fluide frigorigène HFO-1234yf qui devrait être utilisé pour remplacer les systèmes de climatisation à l’échelle globale. Ce gaz a par ailleurs été approuvé par SAE International, et devrait donc être prochainement installé dans tous les systèmes MAC.

Pourtant, ce gaz inflammable et toxique pourrait mettre en danger la vie des conducteurs en cas de collision frontale entre véhicules, ou même blesser des pompiers qui tenteraient d’éteindre un incendie de voiture. En effet, la température d’auto-inflammation du HFO-1234yf est assez basse (405°C) et l’inflammation de ce gaz produit du fluorrure d’hydrogène qui se transforme en acide fluorhydrique – extrêmement toxique et corrosif – au contact de l’eau.

La Commission a-t-elle été avertie des dangers que représenterait ce gaz pour la vie humaine et l’environnement ? La Commission a-t-elle participé au processus de certification et d’autorisation de commercialisation de ce gaz? La Commission a-t-elle effectué sa propre étude d’impact du gaz HFO-1234yf? La Commission reconnaît-elle que ce gaz peut être utilisé dans le cadre de la climatisation automobile, sans danger pour l’environnement et la santé humaine? Les standards de sécurité imposés aux nouveaux systèmes MAC permettront-ils d’empêcher l’inflammation de ce gaz? Pourquoi la Commission ne soutiendrait-elle pas la technique moins dangereuse (mais plus coûteuse) de l’utilisation du dioxyde de carbone?

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2 Responses to “Gaz frigorigène HFO-1234yf: question posée à la Commission en décembre dernier”

  1. Lefe Marie dit :

    Je souffre d’allergies qui semblent dues à un fluide frigorigéne. Le professionnel qui a fait l’entretien de ma clim me dit que, d’après ce qui est écrit sur l’emballage de ce produit, le kleencoil ne serait pas allergène.
    deux produits peuvent être en cause
    -1- le produit frigorigène en cas de fuite de la clim ( le professionnel dit qu’elle ne fuit pas mais n’en a pas donné de preuve .
    -2- le produit « bactéricide » ( qui semble avoir aussi des propriétés quelque peu … « homicides ») ? L’emballage dit aussi que ce bactéricide n’est pas allergène mais ???

    Et pourtant , quand la clim fonctionne, j’ai des allergies (nausées, maux de tête) et quand elle est arrêtée, ces allergies cessent.
    qu’en pensez-vous ?
    A qui signaler la chose en demandant une enquête éventuelle?
    Notre service municipal d hygiène se déclare incompétent. ou due moins ne pas avoir de possibilités de vérifier n’ayant aucun appareil de vérification de nicivité des frigorigènes ou des bactéricides..

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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