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Décret photovoltaïque : je rencontrerai M. Charpin jeudi prochain

18 jan 2011

A la Une, Medias

Suite au décret du gouvernement du 9 décembre dernier imposant un moratoire de trois mois à tous les projets photovoltaïque de plus de 3 kW, je me suis saisie de la question pour dénoncer la rhétorique hypocrite du gouvernement (lire ma réaction ici).

Sollicitée au niveau national et dans ma circonscription du Sud Est par de nombreux acteurs de la filière photovoltaïque mis à mal par cette décision, je serai reçue jeudi 27 janvier par Monsieur Charpin, Inspecteur général des finances et animateur de la concertation sur l’avenir de la filière photovoltaïque.

J’attends des explications sur :

_ L’absence de transparence sur la file d’attente qui, pourtant, fut à l’origine du décret gouvernemental. Cette dernière serait détenue à 70 % par EDF et serait loin de dépasser les objectifs du Grenelle de l’Environnement comme annoncé précédemment.

_ La contre vérité sur l’état de la filière française aujourd’hui. « 90 % des panneaux photovoltaïques viennent de Chine » avance Nathalie Kosciusko-Morizet. Or les professionnels estiment que les panneaux installés sont à environ 70% produits en France !

_ Les conséquences sur l’emploi d’un tel décret à effet rétroactif. La filière étant essentiellement constituée de PME et TPE aux fonds de trésorerie maigres, le gouvernement met en péril la survie de nombreuses entreprises et les emplois qui vont avec.

Enfin, puisque le photovoltaique est le grand responsable de l’augmentation de la facture du contribuable, je demanderai à Monsieur Charpin d’avoir l’honnêteté de comparer le coût du photovoltaïque (au pire 300 millions d’euros) à celui du nucléaire (15 milliard d’euros seulement pour l’enfouissement des déchets).

Nous avons besoin d’un nouveau cadre de régulation. Mais celui ci doit être ambitieux, concerté et durable pour développer l’énergie solaire dans notre pays.

N’hésitez pas à me faire part de vos témoignages, questions ou réactions dans les commentaires ci-dessous (en précisant bien votre adresse email si vous souhaitez être informés par la suite). Je les transmettrai à Monsieur Charpin lors de notre rencontre.

Défendons une filière industrielle porteuse d’avenir et génératrice d’emplois non-délocalisables, mobilisons-nous tous ensemble !

Lire également à ce sujet cette tribune sur Terraéco

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17 Responses to “Décret photovoltaïque : je rencontrerai M. Charpin jeudi prochain”

  1. Dbr dit :

    Bonjour,
    Il faut absolument convaincre Mr Charpin d’ouvrir les discussions sur le mode de calcul de la CSPE qui est le seul levier qui permettra à la profession de faire plus de MW avec moins d’Euro des contribuables. Voir les propositions d’Hespul à ce sujet.

  2. MAURICE dit :

    Bonjour,
    est-ce vrai que dans le même moment, le Gouvernement coupe les aides aux solaires PV (ER en général) et serait prêt à accéder à la demande de l’UFE de prise en charge, soit par les contribuables soit par le consommateurs gaz/électricité, du surcoût lié au renforcement du réseau gaz (on parle de 3 Mds d’euros) afin que les opérateurs type TOREADOR CORPORATION (filiale fonds Balkany & sons) puisse tranquillement partir à la recherche de gaz non conventionnels (Bassin parisien, Larzac) pour ensuite produire de l’électricité ? Pensez-vous que ce soit une question à poser à M. Charpin ? Par ailleurs pouvez-vous lui demander pourquoi il considère que les emplois dans l’aval e la filière et induits ne sont pas intéressants ? Merci

  3. Bonjour
    Solaire en Nord est, depuis 2005 une association qui regroupe des particuliers producteurs d’énergie photovoltaïque. Elle réunit actuellement 300 adhérents de la région NPdC. Ces adhérents veulent agir pour le développement de cette forme d’énergie propre. En leur nom dix propositions ont été formulées pour éviter la casse d’une activité en plein essor. Nous avons demandé à pouvoir les défendre lors de la concertation ministérielle qui a débuté ce 12 janvier. Notre participation a été refusée car les salles prévues seraient trop petites! Nous devons donc nous contenter de l’assurance que nos observations seront prises en compte.
    Les dix propositions de Solaire en Nord
    http://solaire.en.nord.free.fr/publications/11-01PropConcert12-01-2010_solaireEnNord.pdf
    Nous comptons sur vous.

  4. Regismu dit :

    Bonjour

    Voila les propositions deja soumises du GPPEP:

    http://gppep.org/node/46

    le probleme c’est quand meme le Rapport de ce Mr Charpin qui n’a deja pas su ecouter la filiere sur le terrain lors de l’etablissment dudit rapport qui continue à enfoncer le photovoltaique…voir aussi ses antecedents ..est ce encore une parodie de discussions si les decisions sont deja prises?..

  5. Bonjour et un grand merci pour votre implication !! J’aurais plusieurs questions a mettre sur la table:

    - comment se fait-il que la file d’attente de projets RTE récément « découverte » est comptabilisée dans les chiffres servant à estimer le coût du PV pour la société, alors qu’elle ne repose sur aucun cadre légal, que beaucoup de ces projets ne respectent pas les obligations faites aux porteurs de projet privés (PC, seuil de 12 MWc) et qu’elle devrait donc être considérée comme nulle et non avenue ?

    - Quelle est la part des filiales du Groupe EDF dans la file d’attente ?

    - Comment explique-t-il qu’ERDF impose plus d’un an de démarches et d’attente ainsi que 200 pages de paperasses à un projet de 100 kWc (qu’on peut construire en 3 semaines, même en France), alors que le même projet serait raccordé en 2 mois avec un dossier de 30-40 pages en Allemagne ou il se construit pourtant 10 fois plus de nouveaux générateurs ?

    - Quel avantage y’a-t-il pour la société à surréglementer et bureaucratiser le dispositif au point d’occasionner un surcoût de 30% des systèmes solaires en France par rapport aux études par exemple de BSW Solar pour l’Allemagne pour les systèmes jusqu’à 100 kWc: http://www.solarwirtschaft.de/fileadmin/content_files/faktenblatt_pv_dez.pdf (point 15) alors que la parité réseau peut être atteinte en quelques années dans le sud de l’Europe (cf nouvelle rêglementation espagnole ou encore http://www.ise.fraunhofer.de/veroeffentlichungen/studie-stromgestehungskosten-erneuerbare-energien/at_download/file

    :) ) et tous mes encouragements,

    David Mülhaupt
    gérant adjoint LuberonSolaire SARL (PV agricole) et militant TPAMPS

  6. d'UTRUY dit :

    Madame la Député,
    Voici un témoignage simple pour expliquer comment le travail d’une année d’une TPE a été réduite à Néant par un décret rétroactif.
    23 mars 2010 : Publication des nouveaux décrets et de la procédure à suivre pour déposer des dossiers de centrales photovoltaïques.
    De mars à juin : démarchage d’agriculteurs pour leur proposer de participer à leur développement en leur construisant des hangars avec toitures photovoltaïques.
    Lancement des études avec cabinets d’architectes pour proposer des projets qui conviennent le mieux à leurs attentes.
    Juin et juillet : Une fois mis au point les projets, dépose des permis de construire au mois de juin et juillet.
    Septembre et octobre : Retour des permis de construire.
    Novembre : dépôt des demandes d’achats et de raccordement auprès d’EDF et ERDF.
    Début décembre : moratoire de 3 à 4 mois. Tous les projets et près d’un an de travail de développement mis à la poubelle. Près de 200 000 euros de dépenses (cabinet d’architecte, bureau d’étude solaire et de dimensionnement technique) sur fonds personnels à la poubelle.
    Notre TPE n’a plus les moyens de développer de nouveaux projets surtout dans l’insécurité juridique PERMANENTE avec des décrets qui redéfinissent les règles a postériori. Celui du 9 décembre est le second après celui du 15 mars 2010.
    Voilà comment des technocrates qui ont leur salaire à la fin du mois empêchent des entrepreneurs d’entreprendre. Pour nous c’est la faillite assurée, des emplois détruits et surtout des emplois et des investissements qui ne seront pas.
    Et qui va me rembourser les dépenses engagées, l’État qui est finalement in fine responsable de la faillite de mon entreprise. Je serai curieux de savoir comment Monsieur Charpin réagirait après avoir mis toutes ces économies dans une entreprise qui doit faire faillite après des décisions très contestables de l’État.

  7. Pardon, j’étais mal informé sur un point de mon post précédent. La file d’attente RTE s’inscrit bien dans un cadre légal – la procédure est approuvée par la CRE. La différence de traitement par rapport aux petits projets reste toutefois assez saisissante.

  8. DM dit :

    Bonjour,

    Je vous envoie, si cela peut vous éclairer, la contribution d’une des associations de PME du secteur (l’APESI) à la concertation qui se tient actuellement. Ce sont en effet les PME qui sont les plus touchées par le comportement actuel du Gouvernement et par des décisions qui risquent de mettre toutes ces sociétés, créatrices d’emplois, en faillite :

    - Comme M. le Député Poignant l’a évoqué en introduction de la réunion du 12 janvier, la mise en place de quotas sur la filière photovoltaïque ne semble pas compatible avec les intentions affichées du Gouvernement de développement d’une filière industrielle française, notamment si les objectifs du Grenelle de l’Environnement deviennent des plafonds à ne pas dépasser, et ne sont pas revus, drastiquement, à la hausse ; par ailleurs il est étonnant que le système des appels d’offres soit plébiscité par le Gouvernement alors même que la filière est unanimement contre et que tous les appels d’offres sur le renouvelable depuis 15 ans ont échoué (Eole 2005, CRE 1, 2 et 3 dans la biomasse, CRE dans le photovoltaïque en 2009) : pourquoi l’Etat n’apprend-il jamais de ses erreurs passées ?

    - Comme les représentants de la filière industrielle l’ont précisé, la capacité de production actuelle de la France s’élève en effet à 800 MWc, et présente des potentiels d’investissements colossaux autours d’acteurs dynamiques, créateurs d’emplois et exportateurs : cette industrie est aujourd’hui menacée (et avec elle plus de 15.000 emplois en suspens), si les chiffres et les modalités affichées par le Gouvernement (500 MWc de quotas annuels et des systèmes d’appels d’offres qui exclueront les PME de cette filière) ne sont pas amendés,

    - Avant de réfléchir à la mise en place de nouvelles réglementations complexes et s’apparentant davantage à des usines à gaz, il conviendrait que le Gouvernement fasse appliquer les lois déjà existantes et fasse confiance dans ses services déconcentrés (DREAL, DDT, etc.) et dans ses Préfets, chargés de valider le sérieux et la viabilité de chaque dossier de permis de construire, notamment :
    o Limitation des projets au sol à 12 MWc : cette règle est déjà inscrite dans la loi et ne devrait pas pouvoir être contournée,
    o Prise en compte de critère environnementaux et du démantèlement des centrales : ce point est déjà un élément fondamental des études d’impacts soumises aux Préfets, qui s’appuient sur l’estimation de l’excellence environnementale des projets pour délivrer les permis ou les refuser,
    o Risque de conflit d’usage, notamment avec une activité agricole : les Députés et les Sénateurs ont déjà traité cette question dans la Loi de Modernisation de l’Agriculture qui stipule que les centrales photovoltaïques en terre agricole peuvent être acceptées « dès lors qu’elles ne sont pas incompatibles avec l’exercice d’une activité agricole sur le terrain sur lequel elles sont implantées »,
    o Préférence nationale sur les matériaux utilisés : l’Etat, en tant qu’actionnaire de plusieurs groupes présents sur ce secteur, pourrait donner l’exemple en imposant l’utilisation de produits français à ces groupes, ce qui bénéficierait in fine à toute la filière.

    - Enfin, il est indispensable que les gains de la filière (en termes d’emplois, de taxes et d’impôts divers, etc.) soient pris en compte dans l’évaluation de l’investissement de la Collectivité Française (à travers la CSPE) dans cette source d’énergie ; une première approche de ces gains et de ces coûts a été présentée par l’APESI et par Hespul, de manière très différente, et toutes deux aboutissent à une conclusion similaire : les objectifs de la France pourraient être plus élevés (de 16 à 20 GWc) sans que cela ne remette en cause l’équilibre économique de la Nation…

    En conclusion, si vous avez l’occasion d’échanger avec M. Charpin, il serait important de lui faire comprendre que derrière les chiffres erronés de son rapport et la concertation de façade qu’il mène actuellement (sans aucun débat, ni aucune prise en considération des remarques des participants), il y a des milliers d’emplois qui s’apprêtent à disparaître au tournant du mois de mars.

    Cdlt

    DM

  9. Antoine Allard dit :

    90% de panneaux chinois pour la ministre, 70% de francais pour les installateurs … c’est vrai, et compatible:
    « Les installateurs » sont les artisants, petit ou moyen, ce qui exclu les grosses installations … faites avec du matériel chinois !

  10. Christophe FORTUN dit :

    Madame la Députée,
    Je suis un particulier qui a un ancien batiment agricole dans ma propriété en Bretagne qui a besoin d’une nouvelle couverture(amiante). Exposé plein sud, j’ai pensé que ce batiment pouvait produire de l’énergie propre dans une région qui en produit très peu et pour qui je me suis battu il y a longtemps contre l’implentation d’une centrale nucléaire.
    J’ai lancé un projet d’une centrale de 36Kwc avec une entreprise locale et du matériel Français(Photowatt).J’ai engagé 25.000€ de travaux pour consolider et mettre aux normes le batiment suite au décret de juillet 2010(bardage total et fermetures du batiment= +/- 13.000€). Le dossier à été déclaré reçu complet le 26 aout par ERDF. Depuis silence radio de ERDF…malgré leur engagement de répondre sous 3 mois maximum… Et le décrèt rétroactif du 9 décembre parait au journal officiel. Mon projet été basé sur un prévisionnel avec un prix d’achat du Kwh et un amortissement sur 15 ans, ce qui avait décidé un banquier à me préter le montant des travaux.
    Aujourd’hui mon projet est mort et cerise sur le gâteau, l’entreprise avec qui j’ai signé le devis d’installation du PV à été mise en liquidation le 22 décembre en emportant l’acompte de 30.000€ que j’avais donné fin septembre…
    Voilà, Madame, moi qui croyait faire quelque chose pour la planete et ma région en produisant de l’électricité propre, j’ai perdu 30.000€ d’acompte, 13.000€ de travaux superflus, beaucoup de temps et toutes mes illusions sur l’honneteté et l’impartialité de nos décideurs. Je les ai cru, je ne les crois plus…. Dommage.
    Bon courage pour votre combat

  11. david carton dit :

    David contre Goliath !
    Prof de physique j’ai à mon programme les énergies renouvelables et l’électricité. Donc ayant la fibre citoyenne et écolo, j’ai investi dans des panneaux solaires plus par conviction que par profit (étant dans le nord de la france)
    Quand je vois le coût de erdf qui augmente petit à petit % après % !
    Quand je vois le prix des compteurs qu’on m’a fait changer et payer à grand frais avec une fiche extérieure pour prendre les relever en mon absence. Alors que je dois encore mettre ses chiffres à la main sur une feuile comme le faisait mon grand père.
    Quand je vois le prix d’achat par edf qui baisse soit disant avec un coefficient l ou k (si la baisse du prix d’achat est aussi régulière c’est à dire 2 à 3 % par an comme je le crains) alors que le prix de vente par edf ne fait qu’augmenter soit disant avec la hausse du pétrole ou pour respecter la concurrence !
    Je me demande comment je vais atteindre l’équilibre !
    Je me demande si le fait que l’état soit encore une fois juge et partie ne fausse pas le jeux.

    J’ai vendu une moto (polluant par excellence) mais instrument de plaisir pour être citoyen et être droit dans mes bottes avec le discours que je tiens à mes élèves ! (et oui l’électricité est à notre programme, même l’analyse d’une facture)
    Je pense que le message que je vais faire passer auprès de mes élèves ne seras plus le même après cela !

  12. DominiqueP dit :

    J’aimerais proposer qu’on revienne sur la barrière des 3KWc faite aux particuliers. Il y va des potentialités d’investissements des dits particuliers qui iraient volontiers au delà des 3Kwc mais se rendent vite compte que le gouvernement a mis des freins très sérieux à leur enthousiasme. Si le tarif de revente doit baisser y compris en intégration au bati, et puisque le crédit d’impot est déjà en partie passé à la trappe, alors pourqoi ne pas libérer cette barrière des 3Kwc, et laisser aux particuliers quel que soit leur puissance installée un petit avantage déjà existant en dessous de 3KWc, à savoir:

    - TVA à 5.5% sur toute l’installation considérée comme travaux sur une résidence principale ou secondaire de plus de 2 ans (plafonnés actuellement à 3KWc)
    - Exonération de l’impot sur les revenus photo-voltaiques (plafonnés actuellement à 3KWc)
    - Bénéfice du crédit d’impot sur sur le matériel installé. (conditions actuelle)

    Il faut bien un plafond me direz vous sinon tout le monde va rester installateur particuliers.

    J’avais proposé que le plafond de production soit celui déjà retenu par ailleurs sur d’autres critères : Production annuelle inférieure à 2 fois la consommation annuelle de la résidence principale. Ceci pourrait d’ailleurs permettre qu’au fil des années des producteurs qui produisaient un peu plus que le maxi autorisé redevienent éligibles lorsque leur panneaux auront perdu 10% ou 20% (cà arrivera dans 10 ou 20 ans n’en doutons pas). Mais pour tenir compte des réductions de consommation engagées par les constructions BBC et ne pas les pénaliser, je suggère qu’on statue en surface et non plus en KWc, ce qui tendrait à insteller des matériels plus performants La surface de pente ensoleillée (plein sud) d’une maison moyenne est d’environ 50m2. Cà reviendrait à mettre la barre à 80KWc dans l’état actuel des meilleurs panneaux D’ailleurs dans le decret de 2007 il était prévu 30m2.

    Enfin j’aimerais qu’on se penche aussi sur cette hypocrisie de l’intégration au bati. Il n’et pas toujours vrai qu’une intégration au bati soit beaucoup moins performante (en rendement) qu’une surimposition. De là à obliger l’intégrateur à mettre à la poubelle des ardoises ou des tuiles, pour les remplacer par un sandwitch photovoltaique, çà ne me parait pas très écologique, ni même rentable pour le particuliers ou globalement pour la collectivité. Il me semble donc que l’écart de prix entre intégré au bati et non intégré ne devrait pas s’éloigner de plus de quelques euros, laissant à nouveau de l’intérêt pour des solutions moins onéreuses en pose, et pas toujours disgracieuses de surimposition simple.

  13. Pierre Michaud dit :

    Madame la Députée,

    Je me suis intéressé depuis quelques mois à l’énergie photovoltaïque, comme beaucoup de mes concitoyens, espérant assister en direct, à une révolution verte dans mon pays.

    J’ai un temps imaginé, l’installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture de mon immeuble qui devait être réparée. J’ai proposé cette intallation au Conseil Syndical de ma copropritété dont je suis membre, et j’ai recherché des informations sur le sujet, demandé des devis, fait faire une étude de terrain, etc, …

    A ce jour, j’ai arrêté ce projet.

    Devant les revirements successifs, modifications nouvelles, effets rétroactifs, démarches complexifiées, tarifs de rachat non stabilisés et j’en oublie probablement, je ne présenterai pas de projet en Assemblée Générale des copropriétaires.

    Devant un tel « désordre » de l’Etat, je n’irais pas au devant d’ennuis, de difficultés, de conflits avec les copropriétaires, de pertes financières, même si ce n’est pas l’objectif premier.

    Pourtant, avec l’évolution de la crise énergétique, écologique et économique, les Français ont droit à un message clair. Il en sont privé. On pourra ainsi dire : « L’Ecologie ça ne marche pas ! ».

    Je me permets donc de vous proposer, en renforçant les domaines de compétence pour permettre aux REGIONS d’aborder, de gérer, de choisir, la production énergétique, corollaire aux questions de transports, l’Etat étant incapable de le faire.

    Les Régions ont tout à fait leur place dans ces questions d’actualité, ayant précisément le niveau de compétence requis tant dans la planification, que dans les choix technologiques : énergie maritime, éolienne, géothermique, solaire, etc,…. Les Régions disposent d’outils tels que : aide fiscale, relais politiques locaux,et auront l’intelligence des bons choix. Conservons L’Etat dans son rôle de solidarité, entre régions.

    Je suis convaincu que les régions sauront prendre les dispositions qui conviennnent, simplemet, clairement, et rapidement, face à la crise qui est devant nous.

    L’Europe des Régions doit pouvoir se faire entrendre dans ce débat.

    Voilà Mme La Députée, l’état de mes réfexions que je souhaitais vous soumettre.

  14. Mme La Députée

    Je vous invite à prendre connaissance du communiqué de presse de TENERRDIS (Pôle de compétitivité Technologies Énergies Nouvelles Énergies Renouvelables Rhône-Alpes, Drôme, Isère, Savoie)
    http://www.tenerrdis.fr/communique_presse/files/solaire_photovoltaique_une_filiere_en_pleine_croissance_346327.zip

    Vous trouverez dans celui-ci bien des contradictions avec le rapport Charpin !! Oui la filière industrielle existe bel et bien. Oui nous avons tous besoin de visibilité (et lisibilité) sur le moyen terme. Oui nous développons les couches minces mais il y a possibilité de devenir concurrentiel avec la chine sur le cristallin aussi.

    Pour ma part, je pense qu’il est indispensable d’adopter un calcul beaucoup plus juste de la CSPE. Distingué les installations dont la productions est entièrement consommé sur place (et donc non transporté) des installation gigantesque ou le transport de l’énergie est effective. Les installations de 3kWc fournisse de l’électricité complétement consommé sur place (soit directement chez le propriétaire, soit chez ses voisins directes). Hors ERDF nous facture d’une part le TURP3 (Tarif des Usagers du Réseau Public) avec une composante pour le transport et d’autre part compense le tarif légiféré à travers la CSPE par rapport au prix de gros soit environ 55€/MWh c’est à dire 5,5c€/kWh alors que cette électricité consomé sur place est revendu )au propriétaire (après avoir été produite par celui-ci) environ 12c€/kWh. EDF marge donc sur cet énergie comme s’il l’avait produite et transporté (2 fois!!).

    Solairement, Richard BARRAS, membre de TPAMPS

  15. dubois dit :

    Au vu des informations qui circulent il apparaît de plus en plus évident que la concertation a peu de chances d’apporter un climat de sérénité dans le milieu photovoltaïque, des travailleurs aux milieux financiers proches, compte tenu du manque de transparence et sans doute d’intelligence.
    La fameuse liste d’attente, avec des projets à 60 centimes le kWh produit n’est pas connue. Cette liste plombe le montants des aides. Qui en sont les bénéficiaires (sociétés, exploitants, fabricants) ? Pour quelle origine du matériel ? Pour quelle chance pour la production française ou européenne ? Quel intérêt en terme de R&D ? Quel intérêt pour le développement de savoir faire français ? Quels sont les projets maintenus malgré la rétroactivité au 2 décembre pour l’accord (avec paiement) de la PTF (ou PTR) ? Les paiements ont eu lieu à quelle date ? Comment ne pas y voir pour certains projets un délit d’initiés ? Pour les dossiers EDF EN, compte tenu des liens entre ERDF et EDF, comment s’assurer de l’honnêteté des intervenants ? Les dettes d’ERDF auprès d’EDF ne permettraient elles pas des souplesses dans les dates ? N’y aurait il pas des surprises autres dans cette liste ? On peut compléter ce paragraphe en rappelant que les entreprises issue du service public, EdF EN et GDF-Suez sont des gros importateurs de modules chinois. D’ailleurs ces derniers ne représentent pas 90 % des modules installés en France, contrairement aux propos de Nathalie Kosciusko-Morizet (émission C/politique sur la 5). Or ces modules chinois posent problème. Ils entravent un développement industriel français, et justifient l’arrêt de subventions au yeux du gouvernement (qui a pourtant opté en début de mois pour un renforcement des échanges avec la Chine). Le cas d’EDF EN est suffisamment ambigu pour douter de la sincérité de leurs dirigeants. Aussi je tiens l’annonce du gel du projet d’usine de panneaux solaires pour un geste médiatique douteux. On se souvient des annonces d’une usine de silicium en Provence qui n’a pas vu le jour. Tout est bon pour tenter de forcer les décisions. Je n’ai pas relevé ces propos de la part de Bosch, qui envisage le maintien d’emplois à Venissieux (69) grâce à la conversion d’un site en usine d’encapsulation. Leur projet est soit plus solide, ou ils ne pratiquent pas les effets d’annonces inutiles. A ce jour j’ai été contacté pour préciser mes attentes en nombre de modules Aléo (projets annulés suite moratoire malheureusement), et Aléo est filiale de Bosch. Je crains qu’ils fassent marche arrière.
    La concertation se fait avec un certain nombre d’intervenants de nature différentes, dont aucun ne peut se prévaloir de représenter les petites entreprises, les plus fragiles. Leurs remarques et souhaits seront différents et les représentants du gouvernement auront beau jeu de profiter de cet effet de division, revendiquant leur bonne foi tout au long de cette « concertation ».
    Ce gouvernement a organisé la désinformation, a réussi à salir les énergies renouvelables dans l’opinion publique en peu de temps. Elles sont maintenant responsables de l’augmentation des factures d’électricité, de profits insensés.
    Ce gouvernement est également responsable de ses maladresses récurrentes, dans un secteur ou les investissements sont lourds. La politique de « stop and go », l’absence de vue à moyen terme (maximum 18 mois de vue, c’est court).
    Enfin durant cette période l’industrie nucléaire se voit en quelque sorte récompensée, par l’octroi de subventions pour Areva, le détournement de capital de RTE au bénéfice du démantèlement des centrales : voir communiqué de presse des Verts-Europe-écologie…

    ce sont des exigences pour cette réunion si on souhaite apaiser le climat :
    1)transparence complète sur la liste : noms exploitant installateur (monteur projet) type (bâtiment, sol …) puissance avancement administratif : ptf, accord, demandes … et communication claire et honnête concernant EDF et ses filiales photovoltaïques.
    propriétaire
    exploitant
    Date demande devis raccordement
    Date de demande de contrat d’achat
    Date d’envoi de ptf, pfr (proposition de raccordement
    Date accord proposition de raccordement, date paiement acompte.

    2)Abandon de la rétroactivité (ramenée au 9 décembre) respect des devis d’ERDF (tels qu’écrit y compris la réfaction), avec la validité du devis. Ce dernier point remet en cause l’article de la loi Nome stipulant l’abandon de la réfaction immédiatement, indépendamment des dates de validité des devis a défaut d’un minimum de justice, le sentiment d’injustice sera très fort, pour un ensemble de travailleurs ayant beaucoup investi.
    3)En fin de moratoire il sera indispensable d’accorder au moins 21 jours et une priorité réelle pour tous les projets qui ont été empéchés par le décret du 9 décembre, en particulier ceux qui n’ont pas eu de ptf ou des accords donnés avant le 9 décembre (entre 2 et 9).
    4)des démentis concernant les surcouts, une réhabilitation des enr en général,

    Emmanuel Dubois
    gérant enersun,
    installateur PV depuis 2000
    Drôme

  16. Marie-Michelle Vialleton dit :

    Quand on voit les chiffres du chomage qui viennent de tomber aujourd’hui il n’y a même pas besoin d’être écologiste pour soutenir le photovoltaïque!

  17. David C dit :

    J’ai produit l’an dernier 2757 kWh à 0,57187€ le kWh à l’époque soit une facture de 1576 €.
    Cette année j’étais content plus de soleil
    donc j’ai produit 2819 kWh. Je m’attendais à 1612 €.
    Mais par un tour de pass pass le tarif dégringole à 0,5581€
    donc 1574 €.

    Ils sont fort chez EDF ! ! !

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