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Chernobyl, 24 ans plus tard: une catastrophe permanente

Alors que le lobby pro-nucléaire tente avec un certain succès de se refaire une virginité en vantant sa technologie « zéro carbone », et ce jusque dans les couloirs des négociations de Copenhague en 2009, il apparaît important de rappeler que la catastrophe de Chernobyl n’appartient pas seulement au passé.

En effet, les conséquences sanitaires et environnementales de la catastrophe sont encore ressenties par les populations vivant dans les territoires contaminés. En Biélorussie et en Ukraine, le taux de radioactivité des terres et donc de l’alimentation reste anormalement élevé et les enfants nés après la catastrophe en souffrent.


Source: Center for History and New media

Afin de faire la lumière sur les conséquences « durables » de cette catastrophe, Rebecca harms (vice-présidente du Groupe des Verts-ALE au Parlement européen) et moi-même avons convié des experts russes, biélorusses et ukrainiens à nous faire part des résultats de leurs travaux. Yury Bandazheuski, Alexey Yablokox, Alexey Nesterenko: tous ont largement été impliqués afin de dénoncer tant le scandale de l’irradiation mortelle des Liquidateurs de Tchernobyl (voir un vidéo INA)que pour l’amélioration des conditions de vie des populations vivant en territoire contaminé. Certains l’ont notamment fait au détriment de leur vie: Vassily Nesterenko, le père d’Alexey, était chargé de superviser les opérations visant à recouvrir la centrale d’un sarcophage afin d’éviter des conséquences encore plus graves pour l’Europe entière.

Il est donc important de respecter ce devoir de mémoire, en l’honneur de toutes les victimes qui ont empêchées le pire et de celles qui aujourd’hui ne peuvent toujours pas accéder aux soins nécessaires à leur bonne santé. C’est pour toutes les victimes de Chernobyl que la conférence de demain se tiendra, malgré certaines annulations d’intervenants liées aux problèmes aériens actuels.

Par ailleurs, nous organisons aussi une projection-débat au Cinéma l’Odyssée (3, rue des Francs Bourgeois, à Strasbourg), le mercredi 21 Avril 2010 de 20h à minuit. Après la diffusion de 2 documentaires de Wladimir Tchertkoff « Controverse Nucléaire » et « Chernobyl: jour après jour », eurodéputés Verts, experts internationaux et militants associatifs locaux vous invitent à débatrre en leur compagnie. Je vous y accueillerai avec grand plaisir!

Plus d’informations sur Chernobyl et ses conséquences:
– Site d’information officiel: http://www.chernobyl.info/
– Toutes les manifestations organisées en France: http://chernobyl-day.org/
– Sites des associations les Enfants de Tchernobyl-Belarus et Belrad, dont l’action continue est indispensable et mérite d’être soutenue.

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One Response to “Chernobyl, 24 ans plus tard: une catastrophe permanente”

  1. Guymorel dit :

    Ne pas oublier que ce n’est pas le gouvernement Français qui a dit que le nuage de Tchernobyl ne passerait pas la frontière mais Mr Nicolas SARKOSY qui si m’est souvenirs sont bons ne dirigeait pas la France et parlait en son nom. Menteur et plus de tous les défauts qu’il puisse avoir.

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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