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Cancers féminins : le parlement européen a donné des axes d’action, la Commission Européenne doit les mettre en oeuvre !

Communiqué de presse
14 février 2019

CANCERS FEMININS
Le parlement européen a donné des axes d’action, la Commission Européenne doit les mettre en oeuvre !

Le Parlement Européen a adopté hier, à une très large majorité, une résolution sur les enjeux et stratégies politiques de la lutte contre les cancers féminins et les pathologies associées. L’eurodéputée Verte/EELV et spécialiste de santé publique Michèle Rivasi rappelle les mesures les plus marquantes de ce texte. Pour la première fois, la travail de nuit des femmes est pris en compte.

Un européen sur trois développe un cancer au cours de sa vie. Certains types de cancers, tels que les cancers du sein, de l’utérus ou du col de l’utérus, frappent quasi exclusivement les femmes. Près de 60 000 nouveaux cas de cancers du sein ont été diagnostiqués en France en 2017, causant 12 000 décès la même année. Cette résolution souligne la nécessité de renforcer les registres de cancers nationaux – qui reste un point faible en France – et invite à un meilleur accompagnement psychologique des victimes et de leurs proches. Il demande aussi une amélioration et une harmonisation du dépistage à l’échelle européenne. On constate en effet qu’un diagnostic précoce du cancer du sein permet un taux de survie d’environ 80 %. Des études danoise et française ont aussi montré que le travail de nuit des femmes augmente leur risque de cancer du sein de 30 %. Nous avions soulevé cette question à Bruxelles en octobre 2018 avec l’association française Cyclosein. La très grande majorité des eurodéputés ont soutenu ma demande de réviser la législation « temps de travail » pour réduire ce risque spécifique.

PRENDRE EN COMPTE LE TRAVAIL DE NUIT POUR PREVENIR LES RISQUES DU CANCER DU SEIN

La résolution adoptée par le Parlement Européen demande aussi « la création d’une commission d’enquête chargée d’examiner l’impact des implants en silicone sur la santé des femmes, et en particulier le lien possible avec les formes de cancer et les comorbidités associées ». Il est urgent en effet de développer davantage les mesures visant à garantir la sécurité des implants mammaires. Des milliers de femmes en sont porteuses. Mais nous n’avons aujourd’hui aucune garantie qu’un scandale comme celui des prothèses PIP, que j’ai vigoureusement dénoncé lors de la révision sur la législation sur les implants médicaux, ne se reproduise pas avec un autre fabricants. La Commission et les États membres doivent mettre en œuvre le cadre juridique existant, en particulier dans les domaines de la surveillance, de la vigilance et du contrôle concernant l’utilisation de dispositifs médicaux à haut risque et leurs effets sur la santé des femmes.

Ce texte est un premier pas. Les résolutions et prises de positions européennes se répètent depuis plus de vingt ans sur le cancer et les cancers féminins, sans grand succès à la lumière d’un nombre de malades qui n’a jamais été aussi élevé. Il faut plus que de l’accompagnement ou du dépistage, il faut une politique cohérente de prévention sur des facteurs de risque qui sont aujourd’hui en grande partie connus. Du travail de nuit des femmes à la chasse aux perturbateurs endocriniens, à la lutte contre le tabac illicite, l’utilisation des pesticides ou l’alerte aux médicaments cancérigènes, il faut maintenant que la Commission Européenne prennent les mesures qui s’imposent pour vraiment lutter contre les facteurs de risque des cancers hormono-dépendants.
Contact : Michèle Rivasi, Députée européenne
Charles-Maxence Layet, 33 6 08 92 46 00

En savoir plus :
Résolution sur les enjeux et stratégies politiques de la lutte contre les cancers féminins et les pathologies associées
FR https://bit.ly/2tnKfrQ EN https://bit.ly/2N616IN

Impact du travail de nuit sur le risque de cancer du sein
Etude Cecile, en France : https://bit.ly/2UU9Moc
Etude Nested, au Danemark : https://bit.ly/2TOCLK9

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

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