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Tricastin : un incident extérieur au bâtiment réacteur peut avoir des incidences sur les installations nucléaires

Michèle RIVASI, eurodéputée, et Guillaume VERMOREL, pour EELV Ardèche, réagissent à l’incident électrique qui s’est produit hier soir à Tricastin.
Un isolateur a cessé de fonctionner sur la ligne évacuant l’électricité produite par le réacteur numéro 1. Le courant ne pouvant plus circuler, il s’est produit un court-circuit, lequel a engendré le puissant flash et le gigantesque claquement dans l’air de jeudi soir (source AFP)
Pour Michèle RIVASI, « EDF nous assure que cet incident ne représente aucun danger pour la sûreté des installations, pourtant, cet incident nous montre bien que l’on est jamais à l’abri d’un risque extérieur au bâtiment réacteur, mais qui peut avoir des incidences sur les installations nucléaires. »
Guillaume VERMOREL précise : « L’incident sur la ligne électrique haute tension a entrainé en cascade l’arrêt d’urgence du réacteur 1 de la centrale nucléaire de Tricastin. Cette procédure automatisée est nécessaire pour éviter une surchauffe et un emballement du réacteur. C’est une procédure exceptionnelle d’arrêt d’urgence, qui peut créer un choc thermique sur la cuve du réacteur. »
Michèle RIVASI s’interroge : « Quelles conséquences ce type d’arrêt d’urgence a sur le refroidissement du cœur du réacteur ? Ce fonctionnement par à-coups peut avoir des répercussions sur l’état de la cuve, déjà touchée par plusieurs fissures. »
« Nous nous interrogeons justement sur l’état des 20 fissures majeures repérées sur la cuve du réacteur il y a quelques mois. En effet, ce type d’arrêt d’urgence créé des dilatations thermiques fortes dans l’acier, ce qui peut contribuer à l’agrandissement et la propagation des fissures. »
EELV Ardèche, EELV Drôme et Michèle RIVASI demandent à nouveau l’arrêt des réacteurs du Tricastin qui cumulent trop de problèmes de sureté et qui ont dépassé leur durée de vie de 30 ans.

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One Response to “Tricastin : un incident extérieur au bâtiment réacteur peut avoir des incidences sur les installations nucléaires”

  1. yamo' dit :

    Bonjour,

    Comment se passe la résolution de cet incident?

    Comme d’habitude, il se passe quelque chose, les journalistes copient collent l’information et après personne ne suit!

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  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

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