A A

Archive | mai, 2018

Loi Agriculture et Alimentation : Oui à l’obésité, Oui au glyphosate, Oui aux souffrances animales… les lobbys ont gagné !

Ce devait être la loi du renouveau, la loi d’une alimentation « saine et durable ». Finalement, il n’en sera rien. « Les lobbys ont gagné » dénonce, écoeurée, la députée européenne Michele Rivasi : « Regardez ce qui se passe, vous avez des députés de la République en Marche qui obéissent aux consignes. Peu importe si ces consignes vont […]

Déchets plastiques : Il est grand temps d’appliquer une stratégie globale

La Commission européenne a présenté sa proposition sur les produits en matière plastique à usage unique. Celle-ci s’inscrit dans le cadre de la stratégie communautaire visant à réduire l’impact de certains produits plastiques sur l’environnement. La députée danoise Verts-ALE, Margrete Auken, était la rapporteure du Parlement européen pour la directive de 2015 relative à la […]

Qualité de l’air : la Commission saisit enfin la Cour de justice contre les pays récidivistes

La Commission européenne a annoncé aujourd’hui qu’elle saisissait la Cour de justice de l’UE contre six États membres pour infraction à la législation européenne sur la qualité de l’air. La France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne sont poursuivies en raison du dépassement des seuils autorisés pour le dioxyde d’azote (NO2). La Hongrie, la Roumanie et l’Italie […]

Glyphosate / Résultats de l’étude pilote de l’institut Ramazzini : « Des paramètres biologiques significatifs sont modifiés, même à des doses considérées comme sûres »

Glyphosate/ Résultats de l’étude pilote de l’institut Ramazzini
« Le glyphosate et herbicides dérivés modifient certains paramètres biologiques significatifs, y compris à des doses officiellement considérés comme sûres ».
L’Institut Ramazzini* a choisi le groupe Verts-ALE pour présenter devant la presse les premiers résultats de son étude pilote mondiale sur le glyphosate.
Cette étude s’inscrit dans un projet scientifique global et indépendant qui devrait être achevé avant 2022, autrement dit, avant le début du processus de renouvellement de l’autorisation du glyphosate.
Cette étude à long terme visant à étudier les effets du glyphosate, et des herbicides dérivés, sous les angles du développement, de la neurotoxicité, des perturbations endocriniennes et de la cancérogénicité est inédite. Son objectif est de fournir des données scientifiques indépendantes sur lesquelles fonder une décision impartiale des autorités publiques quant à l’utilisation du glyphosate et herbicides en comprenant.
Lien vers l’étude Ramazzini : https://glyphosatestudy.org/global-glyphosate-study-pilot-phase/

Déclaration de Philippe Lamberts, Président du groupe Verts-ALE :
« Notre groupe est honoré d’avoir été choisi par l’Institut Ramazzini pour la présentation d’une étude pilote aussi importante. C’est une reconnaissance de la valeur de notre travail. C’est aussi un encouragement à poursuivre notre action pour que prévalent la santé et l’environnement mais aussi la transparence et le respect du travail scientifique. »
Déclaration du Professeure Fiorella Belpoggi, directrice du département Recherche de l’Istituto Ramazzini :
« Même à des seuils considérés comme sûrs, le glyphosate et les formules d’herbicides en comportant modifient certains paramètres biologiques significatifs y compris sur des périodes relativement courtes. A la lumière des résultats obtenus, il est nécessaire d’approfondir la recherche sur la reproduction et le développement mais aussi d’acquérir des données indépendantes sur la cancérogenèse. Ce n’est qu’à cette condition que les pouvoirs publics disposeront de bases scientifiques solides leur permettant de fonder leurs décisions. Nous espérons qu’en plus d’un soutien financier, les institutions de l’UE accepteront de participer au Conseil scientifique qui suivra le déroulement de notre étude. »
Déclaration de Michèle RIVASI, coordinatrice au sein de la Commission spéciale sur le processus d’autorisation des pesticides au sein de l’UE (PEST) :
« Nous avons atteint les limites d’un système qui ne permet plus de protéger efficacement les citoyens des risques liés à la commercialisation de substances chimiques nocives. Notre groupe a demandé une enquête parlementaire sur le processus d’autorisation des pesticides au sein de l’UE pour analyser et corriger les dysfonctionnements actuels. Nous savons que ceux-ci sont en partie liés à des conflits d’intérêts en raison du rôle prédominant de l’industrie dans le processus d’évaluation. Il est urgent de rétablir un équilibre permettant de renouer avec la confiance des citoyens et de s’orienter en fonction de l’intérêt général . »

(*) Fondé il y a 40 ans, l’Institut Ramazzini a étudié plus de 200 agents chimiques présents dans l’environnement et sur les lieux de travail. Ses études – notamment sur le chlorure de vinyle, le chlorure de vinylidène, le benzène, le formaldéhyde, le trichloréthylène -, ont servi de base scientifique pour fixer les seuils d’exposition à diverses substances présentes dans l’environnement ou sur les lieux de travail.

Bienvenue !

Bienvenue sur le site de Michèle Rivasi.


Twitter FaceBook Flux RSS

Rechercher :

Dernière vidéo :
  • Communiqué de presse – Strasbourg, 13 novembre 2018

    Avec son objectif d’atteindre la neutralité nette des gaz à effet de serre (GES) dans la seconde moitié de ce siècle, l’Accord de Paris a été salué comme l’accord sur le climat le plus ambitieux à ce jour. Mais il ne peut être ambitieux et efficace seulement si les politiques suivent. Ce mardi 13 novembre 2018, le Parlement européen a approuvé l’accord sur la gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique (+475/-100/Abst 33).  Il ancre le concept de ‘budget carbone’ à l’horizon 2050 dans la législation de l’UE en soulignant la nécessité de parvenir le plus tôt possible à une économie zéro nette émissions.

    Réaction de Michèle Rivasi, eurodéputée du groupe des Verts/ALE et co-rapporteur sur la gouvernance de l’Union de l’énergie réagit :

     

    « Ce règlement va nous permettre de s’orienter vers l’Accord de Paris. Tous les pays de l’UE devront désormais établir des plans d’action nationaux conformes à l’objectif de l’Accord de Paris, qui est de maintenir le réchauffement climatique bien en dessous de 2 °C, pour atteindre une température de 1,5 °C. Pour la première fois, nous avons ancré dans le droit de l’Union la nécessité de parvenir le plus tôt possible à zéro nette émissions de gaz à effet de serre.

    C’est une première, les objectifs 2030 pour le climat (les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique) devront être alignés sur un budget carbone de l’UE et une stratégie climatique et énergétique à long terme qui soit compatible avec les objectifs de Paris. Cela nécessite de transformer en profondeur les principaux secteurs émetteurs – plutôt que de procéder à des améliorations marginales pour atteindre des objectifs à court terme.

    Cet accord apporte beaucoup de nouveautés dans la législation européenne. Il demande une stratégie européenne et complète sur le méthane, dont l’impact climatique est d’autant plus élevé que la période de référence choisie est courte, étant donné sa coute vie dans l’atmosphère. La gouvernance pointe aussi la pauvreté énergétique qui est un enjeu à ne pas sous-estimer. Aujourd’hui, personne dans l’Union européenne ne devrait avoir à choisir entre se chauffer, se rafraîchir ou manger.

    Cette gouvernance de l’Union de l’énergie et de l’action climatique ouvre la voie à la transparence et à la participation des collectivités locales à construire l’avenir énergétique et climatique de leur pays. L’accès aux informations pertinentes via une plateforme européenne en ligne, ainsi qu’un dialogue permanent avec les parties prenantes dans l’élaboration ou la révision de plans vont permettre de tenir les gouvernements responsables de leurs objectifs.

    A la COP24 à Katowice, l’attention va se porter sur la mise en œuvre de l’Accord de Paris. Ces éléments de bonne gouvernance sont essentiels pour la crédibilité de l’Union européenne sur la scène internationale. Nous demandons maintenant à la Commission d’apporter une réponse sérieuse et concrète au changement climatique et de mettre en place une stratégie à long terme conforme à la dernière recommandation scientifique relative aux défis soulevés dans le rapport spécial du GIEC sur 1,5 °C. Il n’y a pas de temps à perdre ! »

    Intervention en plénière le 13 novembre 2018:

    La gouvernance de l’Union de l’énergie est un bel exemple de réussite européenne:

    Vidéo Europarl TV:

    Réaction de Michèle Rivasi sur la Stratégie climat 2050 de la Commission européenne:

Ad Ad

Suivez-moi sur Facebook!

Associations

Archives